lalala, c’est d’abord cette question :
« Comment faire chanter devant un tableau ? »
Et une première approche plastique, entre écriture, pop et op-art.
Puis un travail sur notre musique, notre rythme, notre chant intérieur :
des lalala répétés sans fin, une écriture automatique, poétique, instinctive.
L’onomatopée devient motif, signature.
Arrive la musique de l’Univers :
la toute première lumière a libéré une fréquence, une note, diffuse,
d’un bout à l’autre du cosmos, et toujours présente, appelé le le fond diffus cosmologique :
un lalala infini dans l’infini.
Vient alors cette question :
Notre chant et celui de l’Univers se rejoignent-ils ?
2 paysages sonores, 2 sons qui se connectent …
dans une ligne ?
matérielle, immatérielle.
Et puis une aurore,
Image de la première éclaircie,
lalala lumière
éternel recommencement.
L’histoire
C’est en 2002 que le projet voit le jour. Je suis alors étudiant en école d’art et je développe des projets autour de la musique. Je cherche avant tout à faire réagir de manière audible les spectateurs face à mes créations.
Mes premières peintures lalala, des reprises de chansons populaires, furent installées dans un hall des Beaux-Arts de Grenoble. La réaction attendue se fit entendre, les étudiants s’arrêtant et essayant de reprendre ces chansons en lalala. Le résultat étant au rendez-vous, je rangeais ce projet. Ma pratique se dirigea de plus en plus vers la vidéo, les 3 années suivantes, jusqu’à l’obtention de mon diplôme.
En 2017, je me replonge dans le projet lalala par défi et par envie de développer une recherche plastique. J’aime la créativité et le côté artistique que je peux injecter dans mes réalisations vidéos, mais je sens que cette créativité pure, en dehors du travail vidéo me manque. Je commence par m’installer dans un coin du garage et tente, expérimente. Mes recherches s’orientent toujours autour de la musique, mais s’y ajouteront l’axe de la répétition, celui du motif, de la lumière et du dialogue intérieur.
De 2018 à aujourd’hui, s’enchaîneront la reprise de la recherche en atelier, les premières expos, la vente des tableaux et le développement de nouvelles directions pour le projet.